Dimanche 4 juillet 2010 7 04 /07 /Juil /2010 13:04

Il y a des signes qui ne trompent pas. En 16 heure de présence sur le site du Monde, l'article dédié à la Rénovation du PS a déjà suscité 66 réactions d'internautes. A titre de comparaison, l'affaire Bettencourt et ses nombreux articles n'ont pas déclenché la même frénésie. Et à la lecture des commentaires, une chose est frappante. On a évidemment les défenseurs du PS mais les attaques sont aussi d'une rare violence. Pourtant, l'article ne m'a pas semblé contenir de quoi déclencher une haine pareille. En réalité, les attaques présentes dans les commentaires ne portent absolument pas sur le fond mais uniquement sur la forme : On trouve des moqueries sur l'hymne, je pense d'ailleurs, je l'ai constaté sur les réseaux sociaux, que beaucoup d'adversaires du PS n'ont retenu de la convention que cet hymne en oubliant tout ce qui a été voté et sur quoi je vais revenir dans quelques instants. Mais, plus révélateur, on trouve des attaques de personne, sur Martine Aubry au premier chef. Et j'ai tendance à croire que quand on en est réduit à attaquer la personne ou uniquement la forme (j'ai même vu des réactions attaquant la localisation du la convention, le carousel du Louvre), c'est que le fond les inquiète.

 

Et je les comprends car, oui, le fond a de quoi inquiéter l'UMP. Ce que le PS propose, Le Monde l'a d'ailleurs relevé dans un éditorial, c'est une nouvelle pratique de la politique. Cinq concepts ont été à l'honneur durant cette convention : Renouvellement, Diversité, Parité, Primaires et Non-cumul.

 

Le renouvellement, c'est certes évident mais au sein du ps, c'est important de le remettre en avant. Parmi les critiques, on trouve des attaques contre les "éléphants" alors que, précisément, le renouvellement est le moyen d'éviter qu'à l'avenir, on reproduise les mêmes erreurs, à savoir les mêmes dirigeants depuis 20 ans.

 

La diversité, idem, c'est quelque chose que nous aurions dû faire depuis longtemps et que tous les partis politiques, mais pas seulement eux, devraient appliquer. Il n'est pas normal et plus acceptable que les élus PS ne soient pas représentatifs d'une société métissée.

 

La parité, pour conclure sur cette première partie, c'est un combat que le PS et la gauche mènent depuis toujours et il était utile de rappeler à tous que rien n'est acquis sur ce sujet et que la réforme prévue par le gouvernement risque de mettre à mal la parité dans les collectivités locales. Pour vous donner une idée, les élections régionales ont un scrutin imposant l'alternance entre un homme et une femme. Moralité, nous avons 48% de femmes élues dans les conseils régionaux. Ce que le gouvernement veut faire, c'est étendre le scrutin uninominal à deux tours tel qu'il est appliqué pour les élections des conseillers généraux. Pour information, ce scrutin a une réalité : 87% des conseillers généraux sont des hommes.

 

A ces trois principes, le PS a proposé une réponse. Certes pas parfaite puisque descendante, mais c'est malgré tout une tentative. En vue des élections législatives, le PS s'est engagé à présenter dans des circonscriptions potentiellement gagnables des femmes, des jeunes et des citoyens issus de la diversité. Je sais, pour être militant local, que ce genre de choix fait par le national peut être mal vécu localement mais malgré cela, si l'essai est transformé en 2012, ce dont je ne doute absolument pas, le PS aura montré l'exemple sur ces points. Il ne sera peut être pas gagnant mais sera irréprochable sur un plan éthique. Et à titre personnel, j'attache beaucoup d'importance à l'éthique en politique. (Et on comprend d'autant mieux la haine de la droite envers ces changements qui montrent combien l'UMP et alliés sont archaïques dans leurs fonctionnements et leurs valeurs).

 

L'organisation de primaires a également été officiellement approuvée. Dans les cartons depuis pas mal de temps, le projet a eu du mal à éclore mais le bébé est enfin arrivé à terme. Je comprends parfaitement les critiques envers cette manière de fonctionner et n'en suis pas forcément un fervent défenseur. Je sais que l'hypothèse de voir un candidat désigné par 1, 2 ou 3 millions de personnes opposé à un candidat UMP désigné, au mieux, par 150 000 militants est plaisante mais les primaires ouvertes font aussi perdre aux militants, ceux qui travaillent au quotidien, leur poids. Je le regrette un peu. Comme je l'ai entendu hier à la convention, les primaires sont un pari. Réussi aux USA mais manqué en Italie, du moins sur le long terme, je croise les doigts pour que nous soyons en mesure de faire de ces primaires un vrai atout et qu'elles ne deviennent pas une nouvelle pomme de discorde avec les partenaires de la gauche de gouvernement.

 

Enfin, dernier aspect, le non-cumul des mandats entre parlementaire et exécutif local. J'attendais plus de ce point (je pense qu'il ne faudrait jamais cumuler deux exécutifs locaux, sauf pour les villages, soit moins de 5000 habitants) mais je dois reconnaître que je suis fier de mon parti avec cette avancée. On pourra tout me répondre, argumenter autant que l'on le voudra et pourra : Le cumul des mandats mène à la confisquation par une élite du pouvoir politique. D'autant plus que le PS a imposé l'impossibilité pour un élu de conserver son mandat plus de trois fois consécutivement. Clairement, le renouvellement, la parité et la diversité ne pouvaient pas aller sans ce changement mécanique qui va se produire au sein du ps. Et, je l'espère, à l'ensemble de la classe politique d'ici 2012. Il sera intéressant de voir comment va se positionner la droite lorsque le projet de loi sur le non-cumul leur sera présenté. M'est avis que leur archaïsme va pouvoir se remarquer, et c'est tant mieux.

 

En conclusion, non, le ps n'est pas parfait. Mais avec cette rénovation, il s'est modernisé et en avait bien besoin. J'ai réellement senti hier un parti qui était uni et en marche vers les élections de 2012. Et mêmesi des choses sont à améliorer, comme toujours, je suis aujourd'hui extrêmement fier d'être membre du ps.

Par Hugo Lefelle - Publié dans : Politique nationale - Communauté : Politique française
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Dimanche 30 mai 2010 7 30 /05 /Mai /2010 22:13

vote-ps

 

Le 27 avril dernier, la convention nationale du PS a adopté un texte nommé « Nouveau modèle économique, social et écologique : Un nouveau modèle de développement ». Ce texte a été présenté aux militants pour vote la semaine dernière.

 

Dès le départ, à la lecture, j'ai ressenti une grande frustration. Sans aucun doute, il y avait dans ce texte un réel projet et en cela, il était très encourageant. Néanmoins, le manque de concret me semble, encore aujourd'hui, être un handicap très important. Les débats au sein de la section de Bourges m'ont permis de bien comprendre qu'il s'agissait là non pas d'un programme mais d'une orientation idéologique visant à établir, par la suite, le véritable projet socialiste pour l'élection présidentielle de 2012. Mais malgré cette mise au point, je reste intimement persuadé qu'avec plus de concret, nous aurions bénéficié d'une base plus forte et sur laquelle nous aurions pu, déjà, commencer à convaincre sur la pertinence de nos propositions. A l'heure où l'ensemble des formations politique pense à 2012, produire dès la mi-2010 un projet, qui aurait évidemment pu être amélioré et approfondi par la suite, aurait été un vrai signe : Le PS a un projet concret et il est capable de le formuler dès aujourd'hui. Je reste néanmoins confiant sur notre capacité à en produire un sans trop tarder, mais ma frustration n'en reste pas moins réelle.

 

Au sein de ce texte, pourtant, il y avait quelques éléments concrets. Et paradoxalement, c'est l'un de ces points qui a fait débat. La question de la rémunération des dirigeants me semble forcément au cœur d'une société plus juste. Comment prôner une nécessaire justice sociale si on tolère, au sein des entreprise, des différences de salaires allant de 1 à 200 ? A mon sens, c'est absolument impossible et je crois essentiel que le Parti Socialiste ose aller sur ce terrain. La Convention présentée aux militants a abordé le sujet de la manière suivante :

 

« Nous proposons qu’au sein des entreprises qui ont une participation publique dans leur capital, les rémunérations soient comprises dans une échelle de l’ordre de 1 à 20. Dans les autres, l'assemblée générale des actionnaires, sur proposition du conseil d’administration, après consultation du comité d’entreprise, devra fixer ce ratio. »

 

Le débat s'est ouvert sur plusieurs points. D'abord, sur la fixation de l'échelle. Pourquoi 1 à 20 ? Pourquoi pas 1 à 10, 1 à 5 ou 1 à 30 ? D'autre part, qu'entend-on par « rémunérations ». Y inclut-on les aspects « variables » des rémunérations ? Et puis, au fond, laisser à une assemblée d'actionnaires le libre choix, cela reviendrait à demander à un loup de garder un troupeau de brebis. Les petits actionnaires, bien que nombreux, ne possèdent pas le poids suffisant pour contrebalancer les grands possesseurs, ceux qui sont actionnaires dans beaucoup de grandes entreprises, se serreront les coudes et les rémunérations ne baisseront pas. Pire, on leur donnera le prétexte de la régulation alors qu'au final, rien n'aura changé. Le texte original me semblait donc insuffisant. J'ai donc proposé, avec mon camarade Pascal Richard, d'amender le texte comme suit

 

« Nous proposons qu’au sein des entreprises qui ont une participation publique dans leur capital, la part fixe des rémunérations, c’est-à-dire le salaire, soit comprise dans une échelle de l’ordre de 1 à 10. Dans toutes les autres entreprises, l’échelle sera fixée de 1 à 20. La part variable des rémunérations devra également être encadrée. »

 

La différence peut apparaître comme minime, mais je l'assume. Il me semblait important de durcir la règle pour les entreprises dans lesquelles l'État a une participation car l'État ne saurait être un actionnaire comme un autre. En échange de sa participation, il faut que la puissance publique exige un très fort contrôle et une éthique de la part de l'équipe dirigeante. D'autre part, on ne peut pas laisser aux actionnaires la choix de l'échelle. Imposer 1 à 20 est déjà un premier pas. Évidemment, on pourra me dire que c'est insuffisant. J'assume ces critiques mais au final, je pense que si un patron dirige bien son entreprise et qu'elle dégage, il peut en retirer un bénéfice. Précisons immédiatement qu'il s'agit de la part fixe. La part variable, elle, est bien plus difficile à définir et c'est en attente d'une définition plus précise que je n'ai pas chiffré la limitation.

 

Je peux aujourd'hui afficher ma satisfaction car l'amendement a été adopté par une très large majorité parmi les militants de Bourges. On peut évidemment regretter que la convention fédérale ait repoussé l'amendement mais ce que je retiens de ce vote, c'est l'adhésion rencontrée par ce texte auprès des militants. Je crois que en faisant de telles propositions que nous pourrons retrouver une légitimité auprès des autres militants de gauche qui, souvent, rabrouent notre tiédeur.

Par Hugo Lefelle - Publié dans : Politique locale - Communauté : Politique française
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Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 17:24

Je devais en parler, mais sous quel angle ? La crise grecque est traitée par tous les médias avec des angles différents à chaque fois : Inconscience passée des dirigeants helléniques, réformes terribles à entreprendre aujourd’hui, risque de contagion… On entend de tout et en règle générale, les choses sont réelles. Oui, il y a eu inconscience de la part des anciens gouvernements grecs dans la dissimulation de leur état financier réel. Et les grecs payent aujourd’hui d’une très triste manière la mauvaise gestion passée.

 

Entendons-nous bien, je comprends les manifestations en Grèce et je regrette vraiment que l’aide internationale soit conditionnée à de si durs changements. Toutefois, même si cela peut sembler honteux, certaines des réformes exigées en Grèce se comprennent et je crois que les grecs, dans leur majorité, protestent plus sur la méthode employée, à savoir une avalanche de mesures, alors qu’il aurait fallu prendre du temps pour réformer plus sainement. La pression des marchés aura eu raison, je crois que c’est ce que je retiendrai avant tout, d’un pays car c’est bien de cela qu’il s’agit. Sans un soutien global, la Grèce se serait effondrée sous le poids d’une dette difficilement compensable. Dernier mot sur le sujet : Je suis choqué quand j’entends le taux auquel la France prête aux grecs. Choqué car la France va dégager un bénéfice dans cette opération alors que l’honnêteté aurait voulu que l’on prête « à taux zéro » pour les grecs, c’est-à-dire au même taux exactement que celui que la France a obtenu ses emprunts. La France est-elle devenue si peu confiante envers ses amis qu’elle se transformerait en usurière ?

 

J’espère juste, ce sera ma conclusion, que le gouvernement ne va pas se servir de l’exemple grec pour détruire un peu plus le modèle social français, et notamment le régime des retraites. J’exposerai sous peu ma position quant à cette prétendue nécessaire réforme.

Par Hugo Lefelle - Publié dans : Politique nationale - Communauté : Politique française
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Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 13:48

Alors que le Printemps de Bourges se termine à peine et que la place Séraucourt retrouve tout juste sa propreté habituelle, il me semble nécessaire de me pencher sur ce qui semble devenu une mode depuis quelques années déjà et qui semble atteindre son paroxysme ces derniers temps : La critique totale du Printemps de Bourges (abrégé PdB dans la suite de l'artihttp://www.voxpopmag.com/fr/wp-content/uploads/printempsdebourges.jpgcle).

 

Mettons d'emblée les choses au clair : Je ne suis pas salarié de la société de Colling et je ne suis pas un spectateur assidu du PdB : Depuis que je suis petit, mes parents ont toujours préféré partir en vacances lors de cette semaine très festive. J'essaye donc d'avoir un avis autant objectif que possible car je ressens une injustice dans le traitement qui est fait à cette manifestation.   

 

Ainsi donc, pour ceux qui ne seraient pas lecteurs des sites du web berruyer, on trouve deux articles particulièrement virulents : L'un sur le site de l'Agitateur, nommé " Le Printemps de Bourges, la ville du même nom, les dessous des sous... "   et l'autre sur le site du Berry Ripoublicain nommé "Test comparatif: les Verts du Nord moins lâches que nos Verts du Berry et de la Région Centre ?". Dans un souci d'honnêteté, je préfère vous en indiquer les liens. Ces articles mettent en exergue le soi-disant aveuglement dont feraient preuve nos élus vis à vis de ce festival, organisé par une société privée, il est utile de le préciser. Au centre des critiques, le montant des subventions publiques dédiées à l'organisation : On parle de 600 000€ pour la ville de Bourges, 500 000€ pour le Conseil Général du Cher. Je n'ai pu trouver le montant de la subvention de la Région Centre mais l'ensemble des subventions publiques frôlerait les 2M d'euros. Il est évident que quand on sait que le Printemps de Bourges, dans son ensemble, dégage 2M de bénéfices, on comprend vite l'équation : Cette manifestation vit sous la transfusion des subventions publiques. Cette situation est évidemment un gros avantage pour Daniel Colling qui, à n'en pas douter, dans ses négociations avec les collectivités, met en avant qu'en cas de baisse trop importante, il pliera bagage et ira faire bourgeonner ses concerts ailleurs. Ce chantage au concert est en tous points détestable et devrait donner lieu à plus de pression de la part des partenaires institutionnels qui sont, de mon point de vue, plus en position de force que ce que Colling leur laisse comprendre.

 

Car le printemps de Bourges, c’est également une agitation médiatique et Colling sait, en homme d’affaires qu’il est, combien le divorce d’avec la ville lui coûterait et que son festival, exporté ailleurs, perdrait beaucoup du ramdam médiatique qui l’entoure aujourd’hui.

 

Néanmoins, je comprends les élus qui financent ce festival. Parmi mes camarades étudiants ou mes collègues, certains se sont rendus à Bourges pour la première fois. Pas pour visiter le musée du Berry, pas plus pour admirer la cathédrale Saint-Etienne mais bien pour venir sur le Printemps et leur réaction a toujours été la même : « On reviendra ! ». Il est facile de critiquer mais l’engouement autour du PdB a des retombées sur la ville, le département et la région. Economiques, évidemment, il suffit de demander aux hôteliers le niveau de remplissage de leurs établissements, mais pas seulement. La difficulté a toujours été la même, à savoir faire venir les gens à Bourges une fois, certains que nous sommes de les voir y revenir par la suite, séduits par le charme de la cité berruyère. Si le printemps, et c’est le cas de mon point de vue, permet d’établir un premier contact avec Bourges et le Cher, alors cela ne fait aucun doute, le PdB rapporte bien plus que des « pass » pour les élus.

 

Les subventions pourraient-elles être moins élevées, la question doit être posée car l’honnêteté force à dire qu’en effet, en dehors du PdB, les manifestations culturelles se font rares. Trop, à n’en pas douter, et je suis et serai le premier à réclamer plus de moyens pour la culture. Mais, car il y a toujours un mais dans ces cas-là, je ne crois pas qu’il faille chaque année lancer sur le PdB les critiques les plus acerbes quant au financement. La Mairie se fait sans aucun doute entuber sur une partie du marché qui l’unit avec Colling (je pense par exemple à la mise à disposition gratuite des locaux ou des personnels ou à la refacturation d’un stand dans l’espace partenaire) mais ce qui pose problème, n’est-ce pas plutôt la faiblesse de l’investissement culturel extra-printemps plutôt que le trop grand soutien à ce qui représente, il faut l’avouer, un atout marketing pour toute la région ?

Par Hugo Lefelle - Publié dans : Politique locale
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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 23:48

http://www.ambulances-monge.com/images/perruques-et-chapeaux/logo/fidelia.jpgUne fois n'est pas coutume : Je vais non pas évoquer le monde politique mais vous parler de l'univers professionnel et syndical. L'entreprise Fidelia Assistance, assisteur du groupe Covea, sera demain en grève sur ses deux sites principaux, situés à Tours et à Saint-Cloud. L'entreprise possède, de l'aveu même de son actionnaire principal, le président du groupe Covea, une « excellente santé financière ». Et tous s'accordent à dire que l'année 2009 fut en tous points historique : Avec la reprise de la MAAF, plus d'un million de dossiers ont été ouverts et les bénéfices se sont envolés pour atteindre 333 millions d'euros, soit une hausse de 64% ! Face à un bénéfice pareil, les salariés ont souffert pendant toute l'année : recours massif aux heures supplémentaires, pression constante et croissante de la hiérarchie,… Ils attendaient plus qu'une lettre de remerciement ! C'est pourtant tout ce qu'ils ont eu.

 

Alors que les NAO, Négociations Annuelles Obligatoires, se sont déroulées, la direction n'a proposé que des « mesurettes », inadaptées, de l'avis de tous les syndicats : CFDT, FO, CGT et CGC. C'est ainsi que demain, lundi 29 mars 2010, les sites de Fidelia Assistance vont se mettre en grève. A minuit, le plateau « nuit » fermera intégralement et la journée de demain sera très fortement perturbée. En espérant que la colère des salariés qui s'exprimera sera massive et que la direction comprendra le mal-être qui habite désormais les salariés.

 

Pour information, une assemblée générale aura lieu sur les deux sites à 14h30 afin d'étudier les possibles réponses de la direction et de décider de la suite à donner au mouvement.

Mais quoi qu'il en soit, mobilisons-nous ! Et faisons gagner les salariés face aux actionnaires !

Par Hugo Lefelle
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