Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 19:06


Bis repetita ? Espérons que non... Car je me souviens avoir commencé ce blog lors des dernières élections européennes et que je suis conscient de l’avoir laissé sommeiller pendant pas mal de temps, trop dans tous les cas, depuis lors. Je profite de ces élections régionales pour me remettre à l’écriture, en croisant les doigts pour que je ne m’épuise pas dans quelques mois.

Mais donc, je disais, les élections régionales. A peine terminées que, déjà, les regards se tournent vers 2011, et des élections cantonales, voire vers 2012 et l’élection présidentielle. Je ne rentrerai pas dans ce jeu. Pas que je considère le principe de l’élection présidentielle au suffrage universel direct soit négatif, je pense faire un billet un de ces jours sur le sujet, simplement qu’il ne faudrait pas passer sous silence quelques éléments qui, moi, m’ont frappé au cours de ces élections régionales.http://i67.servimg.com/u/f67/11/37/27/56/cher-r10.jpg


En tant qu’homme de gauche, n’en déplaise à certains, je suis toujours triste de la division. Le premier tour, et en certains lieux les seconds aussi, ont pourtant donné lieu à des concurrences entre listes de gauche. Pour une fois, je crois utile de le préciser, et ce particulièrement en Région Centre, la concurrence ne s’est pas transformée en haine. Le bilan commun a été assumé par tous et malgré les divisions, la solidarité a permis de transformer cette désunion en facile fusion entre les deux tours. Les propos qu’on a pu me lancer de la part d’amis m’ont fait mal, je ne m’attendais pas à un tel défoulement de haine de leur part, mais par chance, les responsables politiques ont fait preuve de plus de mesure dans leur propos.

Le résultat a couronné, dans le Cher, les efforts du PS et, par la suite, de toute la gauche pour s’imposer largement. La ville de Bourges, alors même que la liste UMP était menée par le maire en place, a voté en majorité PS au premier tour, puis pour la liste de gauche au second. Avec plus de 56% des voix, quelle crédibilité reste-t-il aux membres de l’équipe municipale ? Le soir de la victoire, on entendait déjà les couteaux en train d’être aiguisés et le lundi midi, à l’Euro café, là où déjeunent les proches de Serge Lepeltier, leur absence a été fortement remarquée. Sans doute étaient-ils occupés à sauver ce qui pouvait l’être. En votant pour la liste conduite par Alain Rafesthain, les berruyers ont dit qu’ils n’étaient plus en phase avec l’action conduite par P. Bensac et consorts. L’esbroufe et l’auto-complimentation ne sauraient tromper deux vois les urnes : L’arme « fatale », le  « Terminator » de l’UMP locale, le TGV « Grand Centre » n’a pas permis de berner les électeurs et c’est tant mieux. A ce sujet, je me pose une question : Serge Lepeltier nous avait promis le TGV s’il était réélu. Hervé Novelli, dans sa campagne disait « Avec moi, le TGV, c’est sûr, vous l’aurez ». Une analyse simple de ce slogan révèle le mensonge de Serge Lepeltier et de Philippe Bensac : Sa réélection n’a absolument rien changé au projet du TGV et, aujourd’hui, le projet n’est pas handicapé par la victoire de la gauche aux régionales. Et j’espère que dans les élections futures, ils se souviendront de qui a utilisé le mensonge pour être élu…

A l’heure où je termine ce billet, j’apprends que certains responsables locaux de l’UMP quittent le navire et se réfugient dans la chaloupe d’à côté, le Nouveau Centre. Ce changement ne mènera à rien, le Nouveau Centre ne possédant pour seule idéologie que le gain de mandats électifs en se soumettant à l’UMP. Oui, cette semaine, on les entend. Mais que Sarkozy siffle la fin de la récréation et tout ce petit monde se rangera derrière lui. Mais si, au moins, ils se sentent mieux avec leur conscience. Pour ma part, je suis plus que jamais convaincu que mon engagement socialiste va dans le bon sens et que c’est comme ça que les choses changeront. Cette campagne aura, de ce point de vue, été comme un révélateur. Ce parti est le mien et je m’y sens bien. Cette sensation, classique me direz-vous, n’était pas si évidente à mes débuts, l’an dernier. Les élections européennes, surtout, avaient laissé un amer goût d’amertume. Par chance, les trois mois qui viennent de s’écouler m’ont permis de m’exprimer et de me sentir utile pour la collectivité et intégré au sein d’un groupe de militants et d’élus que je veux saluer ici pour leur belle campagne : Je pense par exemple à Pierre Dedet, secrétaire de la section PS de Bourges, à Pascale Richard, véritable cheville ouvrière de la campagne dans le département, à Thomas Darnault, animateur fédéral des MJS 18, à Gérald Fragnier, conseiller municipal de Bourges et grand colleur d’affiches, à Irène Félix ou à Philippe Fournié, premier fédéral du PS du Cher. (Et je cesse l’énumération ici, mais le cœur est aussi aux remerciements pour les autres).

Un dernier mot, enfin, du canton II et de son conseiller général fantôme, Franck Thomas Richard. Numéro 3 sur la liste UMP, il n’est pas élu et c’est déjà une immense satisfaction. Et je sais qu’elle est partagée par bon nombre de berruyers et de berrichons, aussi bien de gauche que de droite. Dans son canton, qui est aussi celui où je réside, la droite. Un report quasi nul de 327 voix entre le premier et le second tour et un score final frôlant les 41% quand la gauche dépasse les 51%. Certains bureaux traditionnellement à droite, comme Nicolas Leblanc ou Pignoux 6, ont d’ailleurs donné leur préférence à la liste Bonneau. Avec plus de 350 voix d’écart, le score réalisé par la liste de gauche est plus qu’encourageant pour l’avenir et je veux le dire à l’ensemble des habitants du canton. Nous ne sommes pas condamnés à être représentés par le plus libéral, et aussi le plus transparent, des élus du département. Notre canton mérite mieux.

Par Hugoruth - Publié dans : Politique locale - Communauté : Politique française
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 17:17
Si l'on en croit les médias, le PS va mieux.

Si si, je vous assure, les médias disent ça. Ces mêmes médias  qui, voilà quelques semaines, présentaient un PS moribond au bord de l'effondrement, ont changé leur discours du tout au tout.

Peut-on pour autant dire que le PS va mieux ? Pour moi non, je m'en explique. Le PS allait mieux, déjà, avant. Mais il était plus
intéressant pour tous de présenter la face la plus négative possible du Parti Socialiste. Somme toute, après la défaite aux
européennes, il semblait logique que le parti ne puisse se relever
de sitôt. Or je crois, pour le sentir de l'intérieur, que cela fait plusieurs mois qu'en interne, les choses bougent et qu'à mon sens, le PS va mieux.

Les primaires, vaste projet sur lequel je reviendrai dans une autre note, ne date pas de l'Université d'été. Depuis maintenant 6 mois,
le projet mûrit. Et maintenant qu'il peut être cueilli sans risque, il est officiellement adopté. Le danger, et le signe inquiétant, aurait été l'adoption immédiate sans réflexion de ce mode de désignation : Là, définitivement, le PS aurait signé son arrêt de mort. Alors qu'on l'attendait sur le fond, la réponse immédiate aurait été sur la forme en vue de l'élection présidentielle.

Sur le cumul des mandats, chantier qui me tient particulièrement à coeur, je signalerais simplement que la fédération PS du Finistère a enterriné ce mode de fonctionnement courant juillet (La preuve : http://www.liberennes.fr/libe/2009/07/le-ps-finist%C3%A9rien-opte-pour-le-non-cumul-des-mandats-et-la-parit%C3%A9-int%C3%A9grale.html). Et dans l'absolu, cette idée n'est pas neuve au PS. Donc parler de révolution est clairement excessif.

Je ne serai ceci-dit pas totalement critique : Oui, l'Université d'été fut une réussite. Oui, elle peut représenter une reprise en main par la direction nationale à l'orée d'une campagne régionale qui s'annonce compliquée. Nul doute que la notion de non-cumul, mise en avant, serait un excellent signe envoyé aux détracteurs des "éléphants". Avec une telle ambition dans son projet, c'est la démocratie moderne qui serait renforcée et c'est bien pour cela que je défends avec fermeté cette ambition. Evidemment, cette seule mesure ne suffira pas comme programme. Mais elle représente une base éthique nécessaire pour que le PS cesse de se couper de la société civile.
Par Hugoruth - Publié dans : Politique nationale
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 17:14
Sous cette phrase, une réalité. D’ailleurs, Marielle de Sarnez ne s’en cache pas sur le site officiel du Modem en refusant de s’exprimer sur des primaires ouvertes à la gauche de gouvernement :

« La question des primaires concerne les socialistes, pas le centre ».

Le mot est lâché et devrait permettre de clarifier un peu les choses. Le Modem n’est pas de gauche et cet état de fait doit nous pousser à clarifier, du côté du PS, notre ligne de conduite. Hier soir, encore, l’une de mes amies me disait que le rapprochement du PS et du PCF était aussi honteux que celui du MPF et de l’UMP. Je n’ai rien dit sur le coup, cette soirée n’étant pas un débat politique, mais je tiens à dire que je réprouve totalement cette logique.

Quel est le programme du Modem ? Je rejoins Martine Aubry quand elle dit que l’anti-sarkozysme n’est pas un programme politique car en effet, ce n’en est pas un. Sur le site du Modem, on trouve cette lettre d’un militant que je trouve particulièrement pertinente dans ce point de vue :

« Si après Benoit Hamon, vous-même refusiez le rapprochement avec le MoDem, c’est la défaite des opposants au Sarkosime qui serait annoncée aux prochaines élections régionales. »

Voilà le programme du Modem. Fédérer l’anti-sarkozysme pour gagner des élections. Je leur suggère de se pencher sur les discours de JM Le Pen, lui aussi est anti-sarkozyste. Sans rire, pour un parti qui critiquait voilà quelques mois la « personnification » de la politique, les voilà réduits à un seul laïus. Et cette absence de projet autre doit faire comprendre aux gens de gauche qu’une alliance avec le Modem n’est aujourd’hui pas envisageable.

La seule alliance qui doit être valable au PS, c’en est une qui permettra à des valeurs de gauche de l’emporter. Aujourd’hui, je crois que le PS, les Verts et le PCF défendent ces valeurs et à ce titre, j’encourage tout projet d’alliance entre ces trois formations. Par contre, je réprouve tout projet d’alliance avec des formations refusant les valeurs d’une gauche progressiste. Comprenez pas là que j’exclue aussi bien le Modem que le NPA. La gauche de gouvernement, ce n’est pas qu’un mot. Aujourd’hui, le Modem n’en fait pas partie et à ce titre, aucun rapprochement ne devrait être toléré.

Le PS doit aujourd’hui se doter de projets de gauche et doit tout faire pour fédérer la gauche autour d’un projet dans lequel chacune des formations apporterait des propositions. C’est par cette méthode que la gauche gagnera. Libre ensuite au Modem, s’il le veut, d’appeler à voter pour les listes de gauche sans demander de contrepartie. Ce jour là, le Modem sera de gauche. En attendant, il reste flou, centriste et s’exclut donc automatiquement de tout projet de « gauche de gouvernement ».
Par Hugoruth - Publié dans : Politique nationale
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Dimanche 19 juillet 2009 7 19 /07 /Juil /2009 04:13

Je ne suis pas Julien Dray. Pas plus que je ne suis Pierre Moscovici. Et pour cause, je voudrais apporter par ce billet, aussi humble soit-il, apporter mon plein et entier soutien à Martine Aubry en ces temps où toute une génération semble se rebeller contre son autorité légitime.


Car quel parti tolèrerait en son sein de pareilles critiques ? Aucun, tout simplement aucun. Les propos tenus par Manuel Valls ne sont pas ceux de quelqu’un désirant refonder le parti socialiste. Ils ne peuvent être tenus que par quelqu’un qui, par une série de calculs à visée électorale, se voir déjà en fossoyeur du PS et « sauveur » d’une gauche modérée en quête de leader. Ces propos, comme les positions récemment exprimées ou les sorties médiatiques effectuées par le Maire d’Evry, sont totalement opposés à la déclaration même de principe du Parti Socialiste. Cette déclaration qui, acceptée par l’immense majorité des militants, devrait servir de bouée de sauvetage dans la tempête traversée. Somme toute, combien de défaites faudra-t-il pour faire comprendre à ceux qui se surnomment les « quadra » que leur avenir est loin d’être tracé et qu’il est chaque jour plus urgent de penser aux conséquences de nos actions. Car je le dis, haut et fort, et le maintiendrai : Manuel Valls, depuis déjà plusieurs mois, décrédibilise le Parti Socialiste.

 

Alors à mon tour, à l’unisson de la première secrétaire, je voudrais lui demander soit de garder pour lui ses propos à la limite du racisme et autres positions amenant à la destruction du Parti Socialiste soit de quitter ce parti et de rejoindre, par exemple, la Gauche Moderne de JM Bockel où, sans nul doute, il aurait toute sa place.

 

La lettre de M. Aubry a certes ses défauts, elle réintègre chacun dans un rôle. C’est elle le capitaine du navire, Manuel Valls n’étant qu’un élu parmi les autres, même pas membre du Bureau National. Les élus doivent laisser les dirigeants du parti travailler et, eux aussi, s’occuper de leurs concitoyens. Si cette division était respectée, alors le PS irait déjà mieux. Cessons de vouloir être entendu pour soi, il est grand temps de mettre les mains dans le cambouis pour relancer la machine. Avec ou sans Manuel Valls, mais avec l’ensemble des militants qui, eux, savent que ce parti qu’ils aiment est en danger.

Par Hugoruth - Publié dans : Politique nationale
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /Juil /2009 17:06

Voilà, nous y sommes ! Le Gouvernement a enfin permis au secteur de la restauration de passer à une TVA réduite ! Enfin, nous allons pouvoir nous empiffrer de crêpes avec beaucoup de beurre et beaucoup de sucre sans craindre la fonte de notre porte-monnaie (il faut admettre qu’après un bon repas, seul le porte-monnaie a tendance à réduire de poids…). Mais sous cette mesure(tte ?), on sent clairement une volonté de récupération politique. La plupart d’entre vous ont entendu parler de l’honteuse idée eue par l’UMP. Chaque patron de café, de bar ou de restaurant a reçu un bulletin d’adhésion à l’UMP. Et on ose dire que la droite ne pratique pas le clientélisme ? Même en cette période de soldes, la fleur offerte aux patrons a du mal à passer. Il faut dire que ce n’est pas la seule, loin de là.

 

D’une part, dans les premières semaines, les affiches vont pulluler, chaque restaurant se vantant de répercuter la baisse directement sur ses tarifs. Oui, mais combien de temps avant que cette baisse ne disparaisse discrètement ? Je prends les paris… Combien d’emploi créés avec cette baisse ? J’ai peur qu’on soit proche du zéro dans les petits commerces, qui seront ceux qui baisseront vraiment leurs pris, et on n’ira pas bien loin dans les grandes chaînes où ce seront les actionnaires qui se frotteront le ventre. Surtout qu’avec la loi sur le travail du dimanche, c’est carrément un bouquet qu’on leur offre. Relancer la croissance ? Mais avec quel argent les gens vont-ils aller au restaurant ? Le gouvernement croit-il vraiment que cette baisse des tarifs va permettre aux familles ouvrières d’aller manger au Fouquet’s les soirs de paye ? Je doute sincèrement que cette idée puisse effleurer l’esprit de nos si doués dirigeants. Parions plutôt que le gouvernement souhaitait simplement soigner son image auprès de ses électeurs traditionnels. Allez, dernier exemple de ce clientélisme exacerbé, l’emprunt Sarkozy… Qui va investir dedans et toucher le gros lot, dans quelques années ? Le salarié gagnant à peine 1000 € ou le cadre empochant facilement 3 500 € le mois ? Ne nous y leurrons pas, cet emprunt est un cadeau sur le long terme fait par l’UMP à ses électeurs fortunés. Aux frais de l’état et de la majorité des contribuables, évidemment. A croire que l’UMP a décidé de brader l’avenir du pays pour gonfler les poches des plus riches. Mais qui oserait croire-ça ?

Par Hugoruth - Publié dans : Politique nationale
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