Fête de la musique

Publié le par Hugoruth

La fête de la musique existe depuis le début de la décennie 1980. Quel chemin parcouru quand on voit l’engouement aujourd’hui mondial pour une manifestation créé par un gouvernement français. Ce sont plus de 100 pays qui connaissent aujourd’hui des manifestations identiques, même si les ampleurs varient fortement. Mais ce n’est pas une histoire de cette fête que je veux écrire, vous trouverez des tas de définitions plus précises que celle que je pourrais écrire.

 

Non, ce dont je veux parler, c’est du sentiment que j’ai eu hier en me baladant dans les rues. Le spectacle ne manquait vraiment pas d’intérêt avec des groupes très divers… Au pied d’une tour médiévale, une scène dédiée aux musiques amplifiées… Au bord de la Loire, danses médiévales et musique classique. Le parvis de l’université, quant à lui, s’est transformé l’espace d’une soirée en piste de danse géante. L’ambiance, chacun la connaît, je suppose qu’elle n’est en rien restreinte à Tours. Mais comment ne pas parler de la formidables réussite sociale de la fête de la musique ? Le public brassé est totalement éclectique. On a certes les fêtards habituels mais ils sont rejoins par toutes sortes d’auditeurs nouveaux, de tous âges, de tous milieux. Et c’est ça, sans doute, l’aspect le plus réjouissant de la fête. Voir les gens évoluer ensemble. Oh, par forcément se mélanger mais pouvoir se retrouver pendant quelques minutes devant un groupe et partager la musique. Ce simple partage, il est devenu si rare habituellement qu’il faut en profiter tant qu’il dure.

 

Bien entendu, on peut critiquer bien des aspects de la manifestation ( notamment sur la place de la boisson ou les nuisances sonores ) mais je crois vraiment qu’ils ne sont pas plus importants qu’un soir de fête habituel. La simple différence c’est l’ouverture sur la rue et donc à la vue du public. Oui, on y voit toutes sortes de drogues et cela me désole profondément mais j’ai vu, hier, les gens vivre ensemble, tout simplement. Et si la cohésion sociale passait par des fêtes ainsi ? La population peut vivre ensemble, avec des différences de goût mais sans rejet de l’inconnu. Qui n’a jamais eu un coup de cœur pour un groupe alors que jamais auparavant il ne s’était intéressé à ce style de musique (Mon coup de cœur du soir va au groupe « Alarash » http://alarashtwo.free.fr/# ) ?

 

Et si cette démonstration de joie et de vivre ensemble était, finalement, la meilleure façon d’honorer la tradition du 21 Juillet ? Et si, quelque part, ce n’était pas un petit peu ça, les valeurs de gauche. Vivre ensemble, sans pensée immédiate vers l’aspect financier et en abordant les différences d’autrui sans à-priori… Ces valeurs, dans tous les cas, je crois qu’elles sont nécessaires à la France de demain. Comme elle étaient présentes hier !

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