Petits comptes entre patrons...

Publié le par Hugoruth

Voilà, nous y sommes ! Le Gouvernement a enfin permis au secteur de la restauration de passer à une TVA réduite ! Enfin, nous allons pouvoir nous empiffrer de crêpes avec beaucoup de beurre et beaucoup de sucre sans craindre la fonte de notre porte-monnaie (il faut admettre qu’après un bon repas, seul le porte-monnaie a tendance à réduire de poids…). Mais sous cette mesure(tte ?), on sent clairement une volonté de récupération politique. La plupart d’entre vous ont entendu parler de l’honteuse idée eue par l’UMP. Chaque patron de café, de bar ou de restaurant a reçu un bulletin d’adhésion à l’UMP. Et on ose dire que la droite ne pratique pas le clientélisme ? Même en cette période de soldes, la fleur offerte aux patrons a du mal à passer. Il faut dire que ce n’est pas la seule, loin de là.

 

D’une part, dans les premières semaines, les affiches vont pulluler, chaque restaurant se vantant de répercuter la baisse directement sur ses tarifs. Oui, mais combien de temps avant que cette baisse ne disparaisse discrètement ? Je prends les paris… Combien d’emploi créés avec cette baisse ? J’ai peur qu’on soit proche du zéro dans les petits commerces, qui seront ceux qui baisseront vraiment leurs pris, et on n’ira pas bien loin dans les grandes chaînes où ce seront les actionnaires qui se frotteront le ventre. Surtout qu’avec la loi sur le travail du dimanche, c’est carrément un bouquet qu’on leur offre. Relancer la croissance ? Mais avec quel argent les gens vont-ils aller au restaurant ? Le gouvernement croit-il vraiment que cette baisse des tarifs va permettre aux familles ouvrières d’aller manger au Fouquet’s les soirs de paye ? Je doute sincèrement que cette idée puisse effleurer l’esprit de nos si doués dirigeants. Parions plutôt que le gouvernement souhaitait simplement soigner son image auprès de ses électeurs traditionnels. Allez, dernier exemple de ce clientélisme exacerbé, l’emprunt Sarkozy… Qui va investir dedans et toucher le gros lot, dans quelques années ? Le salarié gagnant à peine 1000 € ou le cadre empochant facilement 3 500 € le mois ? Ne nous y leurrons pas, cet emprunt est un cadeau sur le long terme fait par l’UMP à ses électeurs fortunés. Aux frais de l’état et de la majorité des contribuables, évidemment. A croire que l’UMP a décidé de brader l’avenir du pays pour gonfler les poches des plus riches. Mais qui oserait croire-ça ?

Publié dans Politique nationale

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