Soutien à Martine Aubry.

Publié le par Hugoruth

Je ne suis pas Julien Dray. Pas plus que je ne suis Pierre Moscovici. Et pour cause, je voudrais apporter par ce billet, aussi humble soit-il, apporter mon plein et entier soutien à Martine Aubry en ces temps où toute une génération semble se rebeller contre son autorité légitime.


Car quel parti tolèrerait en son sein de pareilles critiques ? Aucun, tout simplement aucun. Les propos tenus par Manuel Valls ne sont pas ceux de quelqu’un désirant refonder le parti socialiste. Ils ne peuvent être tenus que par quelqu’un qui, par une série de calculs à visée électorale, se voir déjà en fossoyeur du PS et « sauveur » d’une gauche modérée en quête de leader. Ces propos, comme les positions récemment exprimées ou les sorties médiatiques effectuées par le Maire d’Evry, sont totalement opposés à la déclaration même de principe du Parti Socialiste. Cette déclaration qui, acceptée par l’immense majorité des militants, devrait servir de bouée de sauvetage dans la tempête traversée. Somme toute, combien de défaites faudra-t-il pour faire comprendre à ceux qui se surnomment les « quadra » que leur avenir est loin d’être tracé et qu’il est chaque jour plus urgent de penser aux conséquences de nos actions. Car je le dis, haut et fort, et le maintiendrai : Manuel Valls, depuis déjà plusieurs mois, décrédibilise le Parti Socialiste.

 

Alors à mon tour, à l’unisson de la première secrétaire, je voudrais lui demander soit de garder pour lui ses propos à la limite du racisme et autres positions amenant à la destruction du Parti Socialiste soit de quitter ce parti et de rejoindre, par exemple, la Gauche Moderne de JM Bockel où, sans nul doute, il aurait toute sa place.

 

La lettre de M. Aubry a certes ses défauts, elle réintègre chacun dans un rôle. C’est elle le capitaine du navire, Manuel Valls n’étant qu’un élu parmi les autres, même pas membre du Bureau National. Les élus doivent laisser les dirigeants du parti travailler et, eux aussi, s’occuper de leurs concitoyens. Si cette division était respectée, alors le PS irait déjà mieux. Cessons de vouloir être entendu pour soi, il est grand temps de mettre les mains dans le cambouis pour relancer la machine. Avec ou sans Manuel Valls, mais avec l’ensemble des militants qui, eux, savent que ce parti qu’ils aiment est en danger.

Publié dans Politique nationale

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