Non, le Modem n’est pas de gauche !

Publié le par Hugoruth

Sous cette phrase, une réalité. D’ailleurs, Marielle de Sarnez ne s’en cache pas sur le site officiel du Modem en refusant de s’exprimer sur des primaires ouvertes à la gauche de gouvernement :

« La question des primaires concerne les socialistes, pas le centre ».

Le mot est lâché et devrait permettre de clarifier un peu les choses. Le Modem n’est pas de gauche et cet état de fait doit nous pousser à clarifier, du côté du PS, notre ligne de conduite. Hier soir, encore, l’une de mes amies me disait que le rapprochement du PS et du PCF était aussi honteux que celui du MPF et de l’UMP. Je n’ai rien dit sur le coup, cette soirée n’étant pas un débat politique, mais je tiens à dire que je réprouve totalement cette logique.

Quel est le programme du Modem ? Je rejoins Martine Aubry quand elle dit que l’anti-sarkozysme n’est pas un programme politique car en effet, ce n’en est pas un. Sur le site du Modem, on trouve cette lettre d’un militant que je trouve particulièrement pertinente dans ce point de vue :

« Si après Benoit Hamon, vous-même refusiez le rapprochement avec le MoDem, c’est la défaite des opposants au Sarkosime qui serait annoncée aux prochaines élections régionales. »

Voilà le programme du Modem. Fédérer l’anti-sarkozysme pour gagner des élections. Je leur suggère de se pencher sur les discours de JM Le Pen, lui aussi est anti-sarkozyste. Sans rire, pour un parti qui critiquait voilà quelques mois la « personnification » de la politique, les voilà réduits à un seul laïus. Et cette absence de projet autre doit faire comprendre aux gens de gauche qu’une alliance avec le Modem n’est aujourd’hui pas envisageable.

La seule alliance qui doit être valable au PS, c’en est une qui permettra à des valeurs de gauche de l’emporter. Aujourd’hui, je crois que le PS, les Verts et le PCF défendent ces valeurs et à ce titre, j’encourage tout projet d’alliance entre ces trois formations. Par contre, je réprouve tout projet d’alliance avec des formations refusant les valeurs d’une gauche progressiste. Comprenez pas là que j’exclue aussi bien le Modem que le NPA. La gauche de gouvernement, ce n’est pas qu’un mot. Aujourd’hui, le Modem n’en fait pas partie et à ce titre, aucun rapprochement ne devrait être toléré.

Le PS doit aujourd’hui se doter de projets de gauche et doit tout faire pour fédérer la gauche autour d’un projet dans lequel chacune des formations apporterait des propositions. C’est par cette méthode que la gauche gagnera. Libre ensuite au Modem, s’il le veut, d’appeler à voter pour les listes de gauche sans demander de contrepartie. Ce jour là, le Modem sera de gauche. En attendant, il reste flou, centriste et s’exclut donc automatiquement de tout projet de « gauche de gouvernement ».

Publié dans Politique nationale

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