Elections Régionales...

Publié le par Hugoruth


Bis repetita ? Espérons que non... Car je me souviens avoir commencé ce blog lors des dernières élections européennes et que je suis conscient de l’avoir laissé sommeiller pendant pas mal de temps, trop dans tous les cas, depuis lors. Je profite de ces élections régionales pour me remettre à l’écriture, en croisant les doigts pour que je ne m’épuise pas dans quelques mois.

Mais donc, je disais, les élections régionales. A peine terminées que, déjà, les regards se tournent vers 2011, et des élections cantonales, voire vers 2012 et l’élection présidentielle. Je ne rentrerai pas dans ce jeu. Pas que je considère le principe de l’élection présidentielle au suffrage universel direct soit négatif, je pense faire un billet un de ces jours sur le sujet, simplement qu’il ne faudrait pas passer sous silence quelques éléments qui, moi, m’ont frappé au cours de ces élections régionales.http://i67.servimg.com/u/f67/11/37/27/56/cher-r10.jpg


En tant qu’homme de gauche, n’en déplaise à certains, je suis toujours triste de la division. Le premier tour, et en certains lieux les seconds aussi, ont pourtant donné lieu à des concurrences entre listes de gauche. Pour une fois, je crois utile de le préciser, et ce particulièrement en Région Centre, la concurrence ne s’est pas transformée en haine. Le bilan commun a été assumé par tous et malgré les divisions, la solidarité a permis de transformer cette désunion en facile fusion entre les deux tours. Les propos qu’on a pu me lancer de la part d’amis m’ont fait mal, je ne m’attendais pas à un tel défoulement de haine de leur part, mais par chance, les responsables politiques ont fait preuve de plus de mesure dans leur propos.

Le résultat a couronné, dans le Cher, les efforts du PS et, par la suite, de toute la gauche pour s’imposer largement. La ville de Bourges, alors même que la liste UMP était menée par le maire en place, a voté en majorité PS au premier tour, puis pour la liste de gauche au second. Avec plus de 56% des voix, quelle crédibilité reste-t-il aux membres de l’équipe municipale ? Le soir de la victoire, on entendait déjà les couteaux en train d’être aiguisés et le lundi midi, à l’Euro café, là où déjeunent les proches de Serge Lepeltier, leur absence a été fortement remarquée. Sans doute étaient-ils occupés à sauver ce qui pouvait l’être. En votant pour la liste conduite par Alain Rafesthain, les berruyers ont dit qu’ils n’étaient plus en phase avec l’action conduite par P. Bensac et consorts. L’esbroufe et l’auto-complimentation ne sauraient tromper deux vois les urnes : L’arme « fatale », le  « Terminator » de l’UMP locale, le TGV « Grand Centre » n’a pas permis de berner les électeurs et c’est tant mieux. A ce sujet, je me pose une question : Serge Lepeltier nous avait promis le TGV s’il était réélu. Hervé Novelli, dans sa campagne disait « Avec moi, le TGV, c’est sûr, vous l’aurez ». Une analyse simple de ce slogan révèle le mensonge de Serge Lepeltier et de Philippe Bensac : Sa réélection n’a absolument rien changé au projet du TGV et, aujourd’hui, le projet n’est pas handicapé par la victoire de la gauche aux régionales. Et j’espère que dans les élections futures, ils se souviendront de qui a utilisé le mensonge pour être élu…

A l’heure où je termine ce billet, j’apprends que certains responsables locaux de l’UMP quittent le navire et se réfugient dans la chaloupe d’à côté, le Nouveau Centre. Ce changement ne mènera à rien, le Nouveau Centre ne possédant pour seule idéologie que le gain de mandats électifs en se soumettant à l’UMP. Oui, cette semaine, on les entend. Mais que Sarkozy siffle la fin de la récréation et tout ce petit monde se rangera derrière lui. Mais si, au moins, ils se sentent mieux avec leur conscience. Pour ma part, je suis plus que jamais convaincu que mon engagement socialiste va dans le bon sens et que c’est comme ça que les choses changeront. Cette campagne aura, de ce point de vue, été comme un révélateur. Ce parti est le mien et je m’y sens bien. Cette sensation, classique me direz-vous, n’était pas si évidente à mes débuts, l’an dernier. Les élections européennes, surtout, avaient laissé un amer goût d’amertume. Par chance, les trois mois qui viennent de s’écouler m’ont permis de m’exprimer et de me sentir utile pour la collectivité et intégré au sein d’un groupe de militants et d’élus que je veux saluer ici pour leur belle campagne : Je pense par exemple à Pierre Dedet, secrétaire de la section PS de Bourges, à Pascale Richard, véritable cheville ouvrière de la campagne dans le département, à Thomas Darnault, animateur fédéral des MJS 18, à Gérald Fragnier, conseiller municipal de Bourges et grand colleur d’affiches, à Irène Félix ou à Philippe Fournié, premier fédéral du PS du Cher. (Et je cesse l’énumération ici, mais le cœur est aussi aux remerciements pour les autres).

Un dernier mot, enfin, du canton II et de son conseiller général fantôme, Franck Thomas Richard. Numéro 3 sur la liste UMP, il n’est pas élu et c’est déjà une immense satisfaction. Et je sais qu’elle est partagée par bon nombre de berruyers et de berrichons, aussi bien de gauche que de droite. Dans son canton, qui est aussi celui où je réside, la droite. Un report quasi nul de 327 voix entre le premier et le second tour et un score final frôlant les 41% quand la gauche dépasse les 51%. Certains bureaux traditionnellement à droite, comme Nicolas Leblanc ou Pignoux 6, ont d’ailleurs donné leur préférence à la liste Bonneau. Avec plus de 350 voix d’écart, le score réalisé par la liste de gauche est plus qu’encourageant pour l’avenir et je veux le dire à l’ensemble des habitants du canton. Nous ne sommes pas condamnés à être représentés par le plus libéral, et aussi le plus transparent, des élus du département. Notre canton mérite mieux.

Publié dans Politique locale

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Klementa 25/03/2010 19:31


Contente de pouvoir vous relire ^^