Point rapide sur la Grèce

Publié le par Hugo Lefelle

Je devais en parler, mais sous quel angle ? La crise grecque est traitée par tous les médias avec des angles différents à chaque fois : Inconscience passée des dirigeants helléniques, réformes terribles à entreprendre aujourd’hui, risque de contagion… On entend de tout et en règle générale, les choses sont réelles. Oui, il y a eu inconscience de la part des anciens gouvernements grecs dans la dissimulation de leur état financier réel. Et les grecs payent aujourd’hui d’une très triste manière la mauvaise gestion passée.

 

Entendons-nous bien, je comprends les manifestations en Grèce et je regrette vraiment que l’aide internationale soit conditionnée à de si durs changements. Toutefois, même si cela peut sembler honteux, certaines des réformes exigées en Grèce se comprennent et je crois que les grecs, dans leur majorité, protestent plus sur la méthode employée, à savoir une avalanche de mesures, alors qu’il aurait fallu prendre du temps pour réformer plus sainement. La pression des marchés aura eu raison, je crois que c’est ce que je retiendrai avant tout, d’un pays car c’est bien de cela qu’il s’agit. Sans un soutien global, la Grèce se serait effondrée sous le poids d’une dette difficilement compensable. Dernier mot sur le sujet : Je suis choqué quand j’entends le taux auquel la France prête aux grecs. Choqué car la France va dégager un bénéfice dans cette opération alors que l’honnêteté aurait voulu que l’on prête « à taux zéro » pour les grecs, c’est-à-dire au même taux exactement que celui que la France a obtenu ses emprunts. La France est-elle devenue si peu confiante envers ses amis qu’elle se transformerait en usurière ?

 

J’espère juste, ce sera ma conclusion, que le gouvernement ne va pas se servir de l’exemple grec pour détruire un peu plus le modèle social français, et notamment le régime des retraites. J’exposerai sous peu ma position quant à cette prétendue nécessaire réforme.

Publié dans Politique nationale

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YVONLABAUDRUCHE 06/05/2010 21:46



L'exemple grec va permettre de faire passer tout un train de mesures pas vraiments favorables pour les classes laborieuses....YVONLABAUDRUCHE......



Yannick Bedin 05/05/2010 20:18



Malheuresement hugo, tu ne poses pas les bonnes questions. Qui s'en est mis plein les poches sur le dos des Grecs? Qui va continuer à s'enrichir sur la crise que vit ce peuple? Il faut écouter
Kerviel ces derniers jours qui dit que malgré la crise, rien n'a changé dans le monde de la finance et que les traders du monde spécule à la baisse sur la crise grecque. Qui peut croire que ces
mesures, qui ressemblent forts aux plans d'ajustement structurels que le FMI impose aux pays du Sud (tiens la crise argentine, pas si loin...), vont relancer l'économie au service de la
population? La baisse des salaires et donc de la consommation entraînera des licenciements.


Je regrette que les députés socialistes aient voté le prêt à des taux usuraires avec l'UMP. Ils ont perdu une occasion de mettre en accusation ce capitalisme prédateur qui ne vit que pour lui
même: mais c'est vrai qu'avec DSK à la tête du FMI, ils sont un peu coincés.



Monsieur_V 05/05/2010 17:54



On peut comprendre la réforme si l'on comprend et accompagne le capital. Avec du recul tout ce que l'on peut voir c'est que, encore une fois, le capitalisme est capable de détruire une société
entière et n'a jamais, et n'ira jamais vers l'humain.


A partir de là on ne peut supporter un tel système et on se doit, nous classe dominée, de le modifier pour établir un partage des richesses et redonner un sens à la valeur travail.